[Album] Black Ocean – Imeruat

Black Ocean est le premier album du duo Imeruat, sorti en juillet 2012. Il est distribué en France par Wayô Records, qui propose même gratuitement un aperçu des différentes musiques.

Black Ocean

Critique

  1. Black Ocean (3/5)
    Ce titre révèle assez bien ce à quoi vous pouvez vous attendre en écoutant cet album : du son futuriste accompagnant une voix soliste féminine, envoutante. A la frontière entre ce qui ressemblerait à du Air, et de l’électronique comme RJD2, la chanson est calme, et reposante. Le rythme est assez lent, mais évoque facilement toute une atmosphère que je qualifierai de « tokyoïte ».
  2. Cirotto (1/5)
    Piano & instruments traditionnels japonais font le charme de Cirotto. Aux airs tout de suite plus orientaux, le son est encore une fois posée, et maîtrisée. Des traits aux violons et ce qui me paraît être une contrebasse sont suivis par une mélopée chantée par Mina. La chanson est ratée à mon goût, mais à le mérite d’explorer divers pans de la musique japonaise et inuit.
  3. Leave me alone (3/5)
    Le piano de Hamauzu est comme une bruine fine mais sûre d’elle même. La voix s’y accorde alors parfaitement. Le tout évoque une aquarelle légère et agréable. Les transitions sont sèches, comme à 1:20, mais le tout est étrangement fluide. Encore une fois, une belle maîtrise de cette alliance piano/voix.
  4. Giant (4/5)
    On reconnaît ici la patte d’Hamauzu, compositeur principal des jeux Final Fantasy XIII et Final Fantasy XIII-2 (écoutez Hanging Edge, ou Defiers of Fate). Le morceau se révèle être un 12/8 joué 6/8 + 3/4 (me demander en commentaire pour plus d’explications) et c’est assez jouissif. Une voix allemande si je ne me trompe pas vient comme d’une radio, donnant un son rétro à la chanson. Les petits solo de violons tant appréciés par le compositeur s’accordent merveilleusement à l’ensemble. Encore une fois, le ton est plutôt futuriste.
  5. Haru no Kasumi (3/5)
    Plus calme, plus doux, plus lent. Ce morceau est fidèle à son titre (brume du printemps). La voix à peine audible de Mina sous-tend l’intégralité de ce morceau électro. Un ostinato au piano (rythme répété à l’identique) pose comme une question en permanence. Aussi intriguant que reposant.
  6. Left (4/5)
    Retour vers le futur. Conversations aux téléphones, communications coupées. Piano qui boucle, onde sonore obstinée. Communication établie, conversations entre une femme et un homme à la voix grave, mais à peine audible. Bruits futuristes. Coupure. Retour au 12/8 asymétrique. Allo ?
  7. 6Muk (4/5)
    Retour à l’orient. On entend comme des ressorts se détendant instantanément, s’accordant parfaitement au shamisen. Le piano vient moderniser le tout. Plus rythmé que les morceaux précédents, ce morceau se veut à cheval entre le réel et l’imaginaire, un peu comme un roman d’Haruki Murakami.
  8. Morning Plate (3/5)
    Revirement fondamental. Cette chanson est une ballade accompagné d’une simple guitare et d’un piano. En anglaise, on peut chanter avec Mina facilement, sur un rythme plutôt gai. Les passages où le piano accompagne seul la voix sont très réussis, offrant de beaux refrains. On entend même un accordéon timide qui s’y cache ! Tout en retenue, la chanson est agréable, et encore plus quand l’air n’est plus que chantonné. On retombe dans une chanson enfantine. Ca me fait un peu penser à du Cocco.
  9. Imeruat (5/5)
    Titre par lequel j’ai connu leur travail.
    Cette musique est géniale. On y retrouve ce qui fait l’originalité du duo. Les instruments sont classiques, violons, pianos, guitare, mais le rendu est électronique, et très moderne. Dès le début, tout est en effervescence, comme des picotements auditifs qui nous préparent à la suite. La voix est très réussie, modifiée pour être rendue à mi-chemin entre naturelle et électronique, le rendu est superbe. Ce qui est fort c’est que la musique ne se sert que de peu de motifs rythmiques et musicaux, mais qu’en les assemblant à différents moments, le rendu est chaque fois inattendu (comme le thème du piano entendu à 0:27 et 2:57 sous deux angles différents). A écouter !!
  10. Little Me (3/5)
    C’est le peu de moyens employés qui frappe ici. Dans une retenue extrême, on entend que quelques notes de piano éparses, et quelques rythmes de guitare. La voix s’y dépose à peine. On entend une rivière à partir de 1:10. Bel intermède.
  11. Battaki (2/5)
    Un piano plutôt percusif, et un riff a la guitare jazzy. Battaki revient sur un genre proche de Cirotto, avec des orientations plus orientales au niveau de la voix. Malheureusement, on tourne assez vite en rond dans ce morceau, et le résultat est un peu décevant.
  12. Yaysama (3/5)
    Encore une fois très proche de ce que nous donne à écouter Cocco, cette chanson est enfantine et mélodieuse. Le piano impose un style léger sur lequel suit une voix joyeuse. Et c’est bien ce qui se passe ! pour une fois c’est la voix qui suit le piano, ce qui n’est pas dénué d’intérêt. Dommage que ce soit si court (1:25).
  13. Springs (3/5)
    Les japonais vont régulièrement aux sources pour se détendre. Ici c’est la vapeur qui s’en émane qui vient tout de suite à l’esprit. On s’élève dans les airs pour savourer une voix flottante, qui parsème un champ de notes répétées au piano.

Conclusion (12,6/20)
Un album vraiment planant (c’est le terme qui convient le mieux). Parfait pour s’endormir (testé et approuvé), ou pour se reposer un après-midi d’été, loin des agitations extérieures. Des titres sont tout simplement géniaux et nous offrent un tout nouveau regard sur l’électronique, et ce que peut donner une voix modifiée. Un bon travail sur l’instrumental permet de donner des musiques innovantes et de qualité.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s