[Politique] Avril et Mai 2012

Aujourd’hui ce sont 3 sujets bien distincts qui nous occuperont ! Tout d’abord, on parlera de la politique défensive du Japon suite à la menace nord-coréenne ; puis des plans énergétiques suite au désastre de Fukushima. Enfin, on verra les positions d’une forme d’art assez particulier, l’irezumi, et les réactions qu’il engendre.

irezumi

Aux armes !

La Force d’Auto-Défense du Japon (FAD) ont longtemps eu une existence ambiguë. Depuis 1945, le pays a développé une allergie à l’armement, et a tenté par tous les moyens de rassurer ses voisins que la FAD n’est qu’une forme spéciale de fonctionnaires. Des groupes comme les AKB48 peuvent se permettre de vanter les mérites du courage et des interventions sur le terrain, comme avec leur clip de RIVER.

Mais le premier ministre, Yoshihiko Noda, ne peut pas compter compter sur son physique pour rendre son armée un peu plus convaincante.

Des voisins belliqueux

La Corée du Nord envoie entre le 12 et 16 Avril 2012 une fusée ayant pour seul but de mettre un satellite en orbite selon les autorités ; mais sa trajectoire passe par Okinawa.

Okinawa

Un poste difficile à défendre …

Comme lors de la dernière menace similaire, le gouvernement a ordonné de détruire toute fusée menaçant elle-même ou par ses débris le sol japonais. Des navires et missiles sol-air ont donc été déployés aux environs.

Mais la Chine aussi peut menacer ces positions ; d’autant plus qu’Okinawa est pour elle la seule barrière avant l’océan Pacifique.

À la recherche d’alliés

Dans cette situation, le Japon cherche à consolider ses relations avec des pays comme les Philippines, le Vietnam, la Corée du Sud, mais aussi avec des alliés des États-Unis comme l’Australie, et la Grande Bretagne.

cameron yoshihiko

Le PDJ (Parti Démocratique Japonais, alors en place) fait tout pour montrer sa bonne volonté, il a ainsi cessé de s’opposer au réarmement en 2009, et a cessé ses visites aux temples où sont enterrés des criminels de guerre.

Malgré des menaces sur les îles Senkaku (Ou Diaoyu du point de vue la Chine), le gouvernement répète tout de même qu’il n’ira pas aussi loin que le PDL en proposant de changer l’article 9 de la constitution.

Volonté ou velléité ?

La société japonaise reste très ambiguë sur ses intentions concernant ses forces militaires,  alors que le PDJ manque à la fois de soutient et de conviction pour mener un vrai débat. Alors que certains craignent la croissance chinoise, d’autres n’osent pas réagir pour ne pas raviver les atrocités de 31-45. Le cas de la Corée du Nord est plus simple, mais il reste dangereux de s’attaquer à une nation si belliqueuse.

Corée du Nord fusée

« N’ayez crainte, on ne fera que du commerce avec. »

L’énergie nucléaire en péril

Le 5 Mai 2012, le dernier des 54 réacteurs nucléaires a été éteint. Deux raisons à cela : une maintenance et le manque de soutient du nucléaire depuis Fukushima en Mars 2011. Sécurité et confiance des japonais avant tout, le gouvernement doit tout de même trouver 50 Gigawatts (l’équivalent de la consommation de Tokyo), et pour ce faire, on pense directement aux énergies fossiles et aux importations. Solutions qui sont donc polluantes, et chères.

Alors que le nucléaire avait mis du temps à gagner l’accord de la population après la Seconde Guerre Mondiale, dès 1955, les premières centrales arrivaient, et depuis le Japon était son plus fervent utilisateur. Aujourd’hui, cette confiance risque d’être difficile à regagner.

japon nucléaire

Une tragédie qui a marqué tous les esprits.

Une fermeture dangereuse

De nombreuses coupures ont suivi ces mesures. C’est ce qui a poussé le premier ministre du PDJ a en réouvrir 2, mais l’opinion l’a contraint d’y renoncé. Le PDL ne peut pas blâmer ses opposants car c’est lui qui a construit toutes ces centrales, alors qu’il était au pouvoir. La crainte pour les deux partis est donc que le débat devienne politique.

Et c’est là que revient Toru Hashimoto ; s’emparant du problème, il demande que sa région d’Osaka soit consultée en cas de réouverture de centrales aux alentours. Hashimoto pourrait se servir de sa position pour entrer sur la scène politique nationale.

Des tatouages controversés

L’irezumi se compose de dessin sur de larges parties du corps, et nécessite aiguilles en bois, encre, et plus de 50 séances pour être finalisé. Mais les tatouages corporelles en général sont désapprouvés au Japon : les bains publics les interdisent, tout comme les piscines. Ils représentent pour beaucoup une violence et une volonté d’intimidation, qui est très mal vue. À cela s’ajoute qu’on fait souvent l’amalgame entre Yakuza et tatouages.

Toru Hashimoto, encore lui, s’empare ainsi du sujet, et explique que s’il avait un gouvernement, aucun de ses fonctionnaires ne devraient avoir de tatouages, quitte à se les faire retirer. « Je refuserais même Lady Gaga », alors que celle-ci a soulevé des sommes colossales lors du Tsunami en 2011.

Lady Gaga

« Il faudra m’enlever ces tatouages si tu veux réformer la taxe de consommation japonaise! »

De tels propositions sont en fait fortement ancrées dans le paysage politique japonais ; les shoguns de l’ère Meiji interdisaient les tatouages par peur de l’image qu’ils renverraient du Japon aux occidentaux. Le plus désolant, c’est que les minorités de l’irezumi n’ont souvent pas leur mot à dire dans de tels débats.

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