[Tétralogie] La Mer de fertilité (suite et fin) – Yukio Mishima

Après les critiques séparées de Neige de printemps et de Chevaux échappés, voici la critique des deux autres romans, Le Temple de l’aube et L’Ange en décomposition et plus généralement de la tétralogie entière !Mishima

Histoire

Les quatre romans suivent le vie de Shikegumi Honda à 20, 40, 60 et 80 ans environ.

Chaque épisode est différent. Les sujets abordés le sont aussi. Le premier raconte une histoire d’amour, le deuxième le nationalisme effronté d’étudiants japonais … Les deux derniers sont beaucoup plus centrés sur les pensées de Honda et ses nouvelles préoccupations de vieillard. De nouveaux problèmes apparaissent et le poids des souvenirs commence à peser sur son existence. Une forme de lassitude de sa vie actuel apparaît.

Cela atteint naturellement son paroxysme à la fin du livre.

Critique

Il faut voir ces 1500 pages comme une réflexion sur la vie qu’a mené Mishima, racontée par le biais de Honda.

L’évolution du sentiment qu’à Honda envers la vie a évolué en même temps que la prise de décision de l’auteur: les premiers romans n’ont rien de particulier. Honda et jeune, il a une vie bien remplie (mais triste), il ne part pas dans de grandes réflexions existentielles. Les deux derniers romans sont bien différents. Les histoires se font beaucoup moins passionnantes et prenantes, au profit des réflexions de Honda pour savoir si il a atteint ou non le but de son existence.

Le fin est sublime, Mishima conclut son existence et son oeuvre dans une pureté incomparable. Il laisse le portrait d’un pays qu’il ne veut pas voir changer, mais que rien ne peut empêcher de le faire. Le livre finit par une description d’un temple japonais dans un parfum de traditions et de paix en contraste avec les heures tourmentées qui suivent l’écriture de ce passage.

Après « Fin », il est écrit « 25 novembre 1970 », soit le jour de sa mort. Il est difficile de décrire ce que l’on ressent en lisant les lignes écrites par un auteur le jour de son suicide …

Conclusion

L’œuvre ultime de Mishima mérite d’être lue.

Meilleur résumé (enfin 1500 pages) de la vie d’un des plus grand noms de la littérature japonaise, il « dit ce qu’il avait à dire » avant de mourir. Il explique son geste (pas directement) et sa vision si tourmentée de la vie.

Et sans oublier la photo culte de Mishima :

N’hésitez pas a commenter les articles !

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