[Film] L’Été de Kikujiro

Après son film à succès Hanabi, Takeshi Kitano s’était mis dans la tête de contredire ses détracteurs en prouvant que tous ses films n’étaient pas violents. L’Été de Kikujiro (Kikujiro no natsu, 菊次郎の夏) naît de cette volonté en 1999. Le film marque par sa simplicité mais conserve les codes du réalisateur.

L'Eté de Kikujiro - Kitano

Résumé

Masao vit seul chez sa grand-mère. Les vacances arrivent, et ses amis s’en vont à la plage en famille. Lui n’a jamais vu ni sa mère ni son père. Par hasard, il retrouve une photo qui va le décider à partir en quête de ses parents.

D’abord, seul, il finit par être confié à un homme singulier censé l’aider lors de son voyage. Un ancien yakuza et un enfant de cinq ans : ce sera donc une aventure peu commune.

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Faisant alors de multiples rencontres avec les japonais locaux qui les prennent en stop ou qu’ils croisent au hasard de leurs arrêts, le film se construit comme une pièce de théâtre où les acteurs vont et viennent au gré du parcours de nos deux aventuriers.

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Laissez vous prendre au jeu!

Critique

Le scénario peut paraître faible, mais le manque d’une quête importante – l’enfant souhaite tout de même revoir sa mère qu’il n’a jamais vu – permet au film d’être beaucoup plus léger. Plus de la moitié du film est donc consacrée à ce qu’on pourrait appeler du pure divertissement. Comiques de situations, de gestes, de mots, tout y passe. L’humour est souvent très décalé, pour notre plus grand plaisir.

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Pêche interdite.

Les personnages font la force du film. On ne peut qu’être frappés par la bonne humeur que dégage la majorité des protagonistes, au risque de faire passer la réalisation pour trop niaise. En effet, tous les individus rencontrés aideront d’une manière ou d’une autre notre couple insolite. Plus ou moins travaillés, ces personnages sont finalement la chair du film, ce sur quoi il repose.

Takeshi Kitano nous offre par ailleurs des performances scéniques remarquables, interprétant lui-même le rôle principal du yakuza retraité et un peu à l’ouest. Il offre un nouveau regard sur la société japonaise, perçu à travers les yeux de l’enfant.

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L’irezumi, tatouage japonais, dont on avait parlé plus tôt dans l’année.

Enfin, la musique se réduit principalement à un thème, repris de bout en bout, mais celui-ci est un chef d’oeuvre. Composée par Joe Hisaishi (collaboration poursuivie depuis Hanabi), on retrouve un thème enfantin qui s’adapte d’habitude aux dessins animes du studio Ghibli.

Conclusion

Un film qui ne vous laissera sûrement pas de marbre. La réalisation et le scénario peuvent sembler faiblards, mais son esprit est puissant, et enthousiasmant.

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