[Roman] Danse, danse, danse – Haruki Murakami

Danse, danse, danse est le sixième roman d’Haruki Murakami publié en 1988 au Japon, en 1995 en France. Peu connu par rapport à 1Q84 ou La Ballade de l’impossible, il ne manque cependant pas d’intérêt.

Danse, danse, danse

Danse, danse, danse reprend le même narrateur que l’excellent La Couse au mouton sauvage. L’histoire se passe quatre ans plus tard. Le narrateur -toujours sans nom -, trentenaire, mène une vie simple, il a une Subaru d’occasion qu’il adore, écrit des articles en freelance pour faire du « déneigement culturel », s’endort parfois avec une jeune femme a ses côtés … Cependant, dans cette vie sans but, il sent que quelqu’un l’attend, qu’il a besoin de partir quelques part un moment. Il décide de retourner à l’hôtel du Dauphin où il a séjourné quatre ans plus tôt …

Murakami joue ici encore entre le réel et le fantastique, la frontière est très floue. Tout ce qui arrive au héros est-il réel ?

A l’instar de La Course au mouton sauvage, la narration est exclusivement à la première personne et n’est pas alternée, il n’y a que le personnage que wikipédia.jp appelle 「僕」. On apprécie ce point de vue très réaliste et agréable qui nous laisse deviner des éléments autobiographiques.

Comme dans beaucoup d’autres romans de l’auteur, les rencontres que fait le narrateur sont parfois surprenantes et attachantes et font parties intégrantes du monde dans lequel le roman se passe, avant le retour à la normale à la fin.Danse, danse, danseUne chose est surprenante dans ce roman et dans d’autres vieux livres de Murakami (comme La Fin des temps) : l’alcool ! Le personnage boit beaucoup, plus que Jiro ne fume dans le dernier film de Miyazaki … L’article japonais du livre sur wikipédia, mentionne même :

同英訳版は、未成年の飲酒・喫煙のシーンや、文化的英語圏の人間にはわかりづらい箇所

(approximativement)

La traduction anglaise minore les scènes d’alcool et de cigarette, ce sont des parties difficiles à comprendre pour les anglophones

Danse, danse, danse est sans doute un des meilleurs romans de Haruki Murakami, où, comme toujours, le réel se fond dans le fantastique. Se plaçant à la suite de La Course au mouton sauvage, il en reprend l’ambiance et certain personnages dans une suite bienvenue.

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